Le Lux

Rebecca d'Alfred Hitchcock au Cinéma Lux de La Châtre

Pendant l’été, nous vous proposons de voir ou revoir des grands classiques du cinéma mondial. Cette année, nous avons choisi 3 films qui ont plusieurs points communs :
– le titre est un prénom féminin « Rebecca », « Laura », « Gilda ».
– les comédiennes interprétant ces femmes, sont des stars de cette époque.
– les réalisateurs sont des grands raconteurs par l’image.
– les films sont des polars mais avec des styles bien différents.

et ce sont 3 films qu’il est nécessaire d’avoir vus au moins 1 fois dans sa vie de spectateur de cinéma.

« Rebecca » d’Alfred Hitchcock

« Rebecca » d’Alfred Hitchcock est donc le premier film du cycle « Polar au féminin ».
Alfred Hitchcock est un réalisateur britannique (né le 13 août 1899 à Leytonstone) et mort le 29 avril 1980 à Bel Air (Etats-Unis).
Après avoir oeuvré dans son pays et réalisé des succès (1935 Les 39 Marches – 1936 Quatre de l’espionnage – Agent secret – 1937 Jeune et Innocent – 1938 Une femme disparaît – 1939 La Taverne de la Jamaïque …), son nom attire les producteurs hollywoodiens, dont David O. Selznick qui vient de produire en 1939, « Autant en emporte le vent ». Ce dernier réussit à faire venir le réalisateur anglais. Le 6 mars 1939, lui et sa famille arrivent à New York et s’installent à Los Angeles.
Le producteur et le réalisateur travaillent d’abord sur un projet que nous, aujourd’hui, pouvons considérer comme ambitieux : l’histoire du Titanic. Mais les travaux entamés n’aboutiront pas.
Hitchcock propose alors d’adapter une nouvelle fois sa compatriote Daphné du Maurier (son dernier film anglais « La Taverne de la Jamaique » était déjà une adaptation d’un de ses romans. Il réadaptera plus tard une des ses nouvelles pour un film qui deviendra un des plus célèbres d’Hitchcock « Les Oiseaux).
Le film est réalisé en 1940 mais il sortira en France à la fin de la 2ème guerre mondiale en 1946.

Le Synopis de « Rebecca » d’Alfred Hitchcock

C’est à Monte-Carlo que le richissime et séduisant veuf Maxim de Winter croise le chemin d’une jeune domestique qu’il ne tarde pas à séduire. Bientôt, ils se marient et retournent habiter dans le manoir de Manderley, demeure familiale de Winter, au sud de l’Angleterre. Très rapidement, dans cet endroit lugubre et froid, la nouvelle Mme. de Winter se confronte aux domestiques qui ne semblent guère l’apprécier. Surtout, c’est Mme. Danvers, la gouvernante, qui est la plus vindicative. Car depuis toujours, elle servait Rebecca, l’ex-femme de M. de Winter décédée un an plus tôt dans un accident. Son souvenir semble hanter le château…

 Rebecca d'Alfred Hitchcock

Rebecca est un chef-d’œuvre d’atmosphère, qui reste très fidèle au roman. L’utilisation très stylisée des décors et des maquettes, des jeux d’ombre et de lumière recrée une atmosphère de château hanté, empruntant même son esthétisme à celui de l’expressionisme allemand, Du coup, le château de Manderley devient un personnage à part entière, superbement photographié. Le film obtiendra l’Oscar de la meilleure photographie.
La mise en scène d’Alfred Hitchcock est parfaitement virtuose. Cette atmosphère lugubre et cette maîtrise esthétique sont portées à leur paroxysme à la fin du film.

Le succès de Rebecca est aussi dû à ses acteurs : Laurence Olivier, bien sûr, expressif et sanguin, alors l’une des plus grandes figures du théâtre shakespearien, et bien sûr l’ingénue Joan Fontaine, arrivée sur le tournage un peu par hasard alors que Laurence Olivier souhaitait pistonner sa compagne Vivien Leigh. Pour tirer d’elle la meilleure performance possible, son rôle étant celui d’une femme qui manque de confiance en elle, le tyran cinéaste n’hésitera pas à la mettre encore plus mal à l’aise qu’elle ne l’était déjà, lui murmurant à l’oreille que sa présence sur le plateau n’était pas la bienvenue, et que tout le monde la détestait. Comme à Manderley.
L’actrice Judith Anderson incarne l’inoubliable et terrifiante gouvernante Mrs. Danvers. Sa performance magistrale lui a valu une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle féminin. Pour accentuer son côté inquiétant, le réalisateur avait même fait une demande très spéciale à l’actrice : il lui avait interdit de cligner des yeux.



« J’ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley. » La première phrase de Rebecca est presque aussi célèbre que le « Longtemps, je me suis couché de bonne heure » de Marcel Proust

Judith Anderson dans Rebecca d'Alfred Hitchcock

La Bande annonce de Rebecca

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